Attendue avec gourmandise par l’opinion nationale depuis le mardi 10 juin 2025, sur la base d’une promesse ferme, prise quasiment la main sur le cœur, en plein plateau de Gabon télévision par le ministre de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, Ludovic MEGNE NDONG, cette liste sensée motiver l’opération de casses ‘‘barbares’’ des habitats précaires sur plusieurs sites de Libreville, peine toujours à sortir des tiroirs. Une casse d’habitats qui voue des familles entières à des nuits à la belle étoile, après avoir été privées de gîte, avec le soutien complice de la force publique. Résultat des courses, le gouvernement et le Président OLIGUI NGUEMA sont indexés d’autoritarisme par une certaine opinion publique, perplexe et médusée, face à ce curieux déferlement de violence aveugle contre les conditions de vie de ces populations.

Le ministre de l’habitat, Ludovic MENGE NDONG, désormais aux abonnés absents !
Ce silence radio du gouvernement, face à la montée de colère et d’amertume de ces déguerpis, jetés sans ménagement dans la rue, sans la moindre indemnisation pour la majorité d’entre eux, et sans site de relogement pour tous, agace plus d’un. Des damnés de la république, qui crient justice ! en dénonçant dans des termes à peine voilés, « un mensonge d’Etat » savamment distillé dans les médias publics, pour justifier une opération de déguerpissement à pas forcés, qui plonge des familles entières dans la détresse, la misère, l’insécurité et l’injustice sociale.
Pour conforter leur position face aux déclarations jugées intempestives d’indemnisations, ventilées à tour de bras par le gouvernement, ces déguerpis, réunis en collectif, opposent un débat contradictoire afin de clarifier l’opinion sur le véritable état des lieux. Invitation au principe du contradictoire, devant laquelle, le gouvernement brille jusqu’ici par un mutisme qui questionne !
« C’est au nom du développement du pays que nous avons initié cette opération », claironne le gouvernement !
« Nous exigeons des mesures sociales visant à accompagner les victimes de ce déguerpissement barbare », rétorque pour sa part, le collectif des victimes !




