Que de boucan suscité dépuis l’annonce de la radiation de la magistrature gabonaise d’Eddy Constant MINANG, le désormais ancien procureur général près la Cour d’appel de Libreville, du moins, si la loi ne venait pas à parler en sa faveur, dans l’intervalle les 15 jours de recours autorisé devant le Conseil d’Etat, après notification régulière. La loi frappe, sans ménagement, plusieurs officiers du ministère public, tout en montrant sa curieuse nonchalence face à de présumés délinquants en col banc, dont les pratiques de complicité de crimes économiques, alléguées lors du procès spectacle des BONGO-VALENTIN et affidés -allusion à la tristement célèbre Young Time-, semblent être reléguées au bas de l’échelle des priorités de la justice. Dans la liste non exhaustive des complices présumés du clan BONGO, ont nommément été cités lors de ce procès diffusé en direct: Yann KOUDGE, BILLI BI NZE, ESSINGONE LA PENSÉE et consorts, ainsi que de nombreux responsables d’établissements banquaires, éclaboussées par ce scandale de pillage à ciel ouvert de fonds publics. Alors qu’aucune procédure ne semble être ouverte contre les mis en cause, leur pourfendeur en chef, essuie lui, une déculottée mémorable, sous les regards amusés de ces personnages, caricaturés en protégés du système. Le spectre de la justice des puissants, semble plus que jamais se dessiner sur le ciel des cours et tribunaux gabonais.
Les courbettes spectaculaires au Prince et les salamalek en mode courtisanerie XXL, n’ont visiblement pas été suffisants pour épargner l’infortuné de ce coup de massue. Une torgnole, de laquelle, il aura beaucoup de mal à se remettre, tant l’estocade est d’une violence inouïe.
Socialement et professionnellement fusillé à bout touchant, Eddy MINANG, est livré à la vindicte populaire, avec à l’opposé, des personnages criblées d’épithètes de vouyous de la République, qui dorment vraisemblablement du sommeil du juste.
Comble de cette illustration, Ali BONGO ONDIMBA, campé dans les quartiers malfamés en « chef des bandits », sinon en cerveau des mauvais génies ayant poussé le pays au bord du précipice, au point d’avoir suscité le coup d’Etat du 30 août 2023. Un professionnel de la malgouvernance, qui ne semble visiblement pas intéresser la justice gabonaise, même après l’outrecuidance de son ambition de revenir aux affaires. Un Chef d’Etat déchu, dont le magistère reste pourtant lourdement écorné de pratiques de siphonnage outrancière des deniers publics.

Point question ici de tenter d’absoudre MINANG des reproches faites par le Conseil supérieur de la magistrature, organe de décision dans le cas d’espèce, mais de simplement mettre en lumière, ce qui s’apparente à une curieuse attitude d’émarger dans la promotion d’hordes de renégats de la République, drapés du statut d’intouchables.
Dans certains cercles de réflexion, la question qui revient en boucle est celle de savoir, si le tribun MINANG, acteur central du procès spectacle des BONGO-VALENTIN, n’a simplement pas été lâché par le pouvoir qu’il a servi avec dévotion ?
Alors que Nourredin BONGO VALENTIN a beneficié de circonstances atténuantes, favorisant son exfiltration quasiment en catimini du pays, après avoir dévalisé le trésor public, le juge d’instruction en charge de l’affaire vient également d’être radiée, Leïla Letitia AYOMBO MOUSSA, au motif de manquements graves à la déontologie. Voici de quoi faire marrer le rejeton BONGO, dépuis son exil doré, aux frais du contribuable gabonais.
Kiééé, justice dans la 5 ème République !
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