C’est la sanction maximale prévue par le code pénal gabonais, contre les auteurs d’acte volontaire de violences ou d’agression physique dirigée contre autrui. Un châtiment qui pourrait s’abattre sur le député gabonais, Augustin Lobelle Yembi, qui s’est récemment livré en spectacle au Rwanda, en brillant par des pratiques d’outrage à personnes dépositaires de l’autorité de l’Etat. Une sortie de piste, actée par des coups volontaires assénés à un officiel de la sécurité aérienne rwandaise, en pleine exercice de ses fonctions. Cette dérive comportementale, a visiblement été suscitée par un manque de maîtrise de soi, qui a motivé dans la foulée, son interpellation et son placement en garde à vue au Rwanda. En activant le levier diplomatique, le Gabon a obtenu son retour au pays, en vue d’y être jugé, pour violences et voie de fait.

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Jusqu’où ira la Majorité Bloquante, et non l’Union Démocratique des Bâtisseurs, UBD, comme initialement annoncé, dans la tentative de voler au secours du soldat Yembi ?

Sans levée de l’immunité parlementaire, aucune poursuite ne peut être envisagée contre le mis en cause, qui ne pourra, dans le même élan, comparaître devant aucune juridiction. L’UDB, majoritaire à l’hémicycle, s’autorisera t-elle à lever le verrou ? Voici qui dictera la suite à donner à cette affaire, qui fait les choux gras de l’opinion.

C’est donc au bureau du l’assemblée nationale d’activer ou non la commission disciplinaire qui ouvre la voie à la redoutable levée de l’immunité parlementaire, ou de faire le choix de fermer les yeux, en préférant noyer le poisson.

Trop parler c’est maladie, comme le dit une assertion très familière en Afrique. Encore un peu de temps, et l’opinion sera définitivement fixée, sur l’option prise par le Gabon.

 

 

 





Assistant Edu Gabon