« L’Etat assumera ses responsabilités après le marquage malencontreux de certaines habitations » propos lâchés sur un ton lénifiant par le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie Françoise DIKOUMBA, dans la foulée des dénonciations de destruction arbitraire de plusieurs cadres bâtis, lors du lancement de l’ultime opération en date, de la vague de déguerpissement des populations dans le grand Libreville, avec pour quartiers cibles: Okala, Diba Diba et Lac bleu.

C’est une liste additive des maisons à démolir, vraisemblablement confectionnée en catimini, sans dialogue préalable avec les victimes, et donc, sans prise en compte de leurs droits fondamentaux, dont l’indemnisation et le relogement, qui a mis le feu aux poudres.

Les témoignages poignants des victimes sont parvenu à emflammer les réseaux sociaux et à susciter une onde de choc dans l’opinion. Les soutiens aux victimes ont déferlé, au point de contraindre l’administration à sortir du bois.

Dans une tribune libre, Alexis LEBOUANDJOKA, acteur de la société civile et membre de dynamique unitaire, peste: « Où est l’urgence ? Si l’objectif est réellement de construire pour les populations et d’améliorer leurs conditions de vie, pourquoi ne pas commencer par présenter un véritable plan d’aménagement, des solutions de relogement et des mesures d’accompagnement avant de détruire les habitations et de fragiliser davantage des familles ?  » puis de renchérir, en inivitant à l’union sacrée contre l’opprobre  » Unissons nos voix pour dire NON aux décisions qui fragilisent les populations sans leur offrir de véritables perspectives. Oui au développement, mais pas au prix de la dignité du peuple ! » dixit ce leader syndical.

Alexis LEBOUANDJOKA, visiblement meurtri

Dans une tribune au vitriol, la citoyenne libre, Olivia N’NOMENGONE ELLA tire la sonnette d’alarme  » Monsieur le Président, rassurez-vous, la campagne de 2032 a déjà commencé. Et visiblement, vous avez trouvé une nouvelle stratégie de recrutement des opposants : les déguerpissements ! (…..) l’opposition de demain se recrute peut-être aujourd’hui parmi les déçus d’hier. 2032 se prépare… » fin de citation.





Assistant Edu Gabon