­Outré par les procédures jugées viciées actant leur deguerpissement en gestation par la force publique, pour cause de travaux d’utilité publique, le collectif des habitants d’Essassa, précisément de la zone dite « derrière l’Université Berthe et Jean », a tenu à opposer ses arguments de défense, à la faveur d’une récente visite de terrain du gouverneur de l’Estuaire, Marie-Françoise DIKOUMBA. Son président, le tribun, Simplice IBOUANGA, n’est pas allé de main morte, pour démontrer l’étendue des violations de procédures, imputables aux agents publics affectés au recensement des populations et du bâti.

 » L’abili du refus de coopérer des habitants de cette zone quasi rurale, qui motive visiblement le passage en force de la Société nationale immobilière, SNI, via une opération de démolition arbitraire et sauvage de nos biens, est un grossier et honteux mensonge », a tonné Simplice IBOUANGA, qui doute à haute voix, de la possession par la SNI de son prétendu titre foncier du site sous contentieux, au régard des actes administratifs en leur possession. Mieux encore, cette vaste opération de démolition de leur cadre de vie, a été initiée en violation de la législation en vigueur, qui commande au destructeur, le cas échéant, de disposer préalablement d’une autorisation formelle du Tribunal. Sans cette somme de prérequis, des centaines de maisons d’habitation, des centaines d’hectares d’arbres fruitiers, et plusieurs cadres consacrés aux sépultures et aux activités économiques, ont été rasés et engloutis, sans initiatives en amont, de discussions sur d’éventuels indemnisation ou relogement des victimes. Et ce, contrairement aux informations officielles, disant avoir épuisé cette étape de consentement mutuel.  » Nous avons un problème avec la vérité dans ce pays » s’indigne le président du collectif des habitants d’Essassa, derrière l’Université Berthe et Jean, Simplice IBOUANGA.

Le gouverneur de l’Estuaire, Marie-Françoise DIKOUMBA, attentive aux propos de ses interlocuteurs.

En choeur, les habitants victimes de ce qui s’apparente à une entourloupe de l’administration, disent être déroutés par les réelles intentions de la Société nationale immobilière, SNI, qui, initialement, évoquait une opération de régularisation foncière visant à permettre aux occupants des lieux, d’être en possession des papiers de leurs terrains. Chemin faisant, coup de tonnerre ! la régularisation promise, vire, sans crier gare, en opération cauchemardesque !




Assistant Edu Gabon