Cette étoile montante de l’arène politique congolaise, qui se revendique « Lumumbiste », c’est à dire, proche de l’idéologie politique de l’iconique, Patrice Emery LUMUMBA, vient d’être poussé à la démission.  Le dynamique et insaisissable ancien ministre d’Etat à la justice, Constant MUTAMBA, a rendu son tablier le mardi 17 juin 2025, conformément à l’article 166 de la constitution de la République Démocratique du Congo, qui stipule que les membres du gouvernement mis en accusation par l’Assemblée nationale doivent présenter leur démission.

Ce prodige politique de 37 ans, est visiblement victime de sa popularité croissante, au regard de la percée en sympathie dont il ne cesse de jouir, tant au plan national, qu’à l’international. Une notoriété étincelante, qui fait des aigris dans les cercles du pouvoir en RDC et dans de nombreuses capitales occidentales. Des ennemis politiques tapis dans l’ombre, qui voient d’un mauvais œil l’ascension vers le sommet de cet anti impérialiste incontrôlable,  imprevisible et incorruptible, et dont la probité sert de boussole.

Car ce chantre invétéré de la libération de l’Afrique, et singulièrement de la RDC, des puissances impérialistes, soigne chaque jour que Dieu fait, dans l’exercice avec dextérité de la pratique politique, sa posture de prétendant sérieux à la prochaine élection présidentielle de 2028.

Au nombre des hauts faits à mettre au compteur de son bref magistère au ministère de la a justice, garde des sceaux (1 an), l’on note notamment, des réformes audacieuses du système judiciaire, avec en point d’orgue, son courage politique de signer le décret « d’épuration » des très redoutables chanvrés et criminels de grand chemin, mineurs pour la plupart, que sont les « Kuluna », qui ont semé une terreur inouïe en RDC. Des « kuluna » de triste réputation, dont les pratiques hors la loi, relèvent désormais d’un passé récent.

Constant MUTAMBA, est, à n’en point douter, victime d’un procès en sorcellerie, visant à taire sa revendication affirmée d’électron libre, sans attachement à l’establishment politique local !

Le mobile officiel de cette « chasse à l’homme », sont des accusations de détournement de fonds publics portées contre lui, pour avoir attribué une avance sur paiement d’un marché  de 19 millions de dollars, pour la construction d’une prison à Kinshasa. Attribution de marché faite à une entreprise, dont l’expertise en la matière serait remise en cause. Des doutes sur cette expertise, qui restent encore à démontrer lors des prochaines confrontations des parties!

En reponse à ses accusateurs, Constant MUTAMBA se défend, dans le fond, en soulignant que cette autorisation d’attribution de marché reste jusqu’ici sans incidences financières, donc, uniquement sur papier, puisqu’aucun transfert de fonds vers la trésorerie de l’entreprise, n’est effective. Décaissement de fonds, qui est conditionné au quitus de la Première Ministre, qui, de sources concordantes, ne tient pas  en odeur de sainteté ce jeune nationaliste, dont la tête est mise à prix.

Pour l’heure, l’opinion nationale congolaise est dans l’expectative, d’ici à la tombée des rideaux sur cette bataille rangée contre cet « empêcheur de tourner en rond ». La liberté de ton et l’absence d’emprise du système sur l’engagement politique de Constant MUTAMBA, ne sont pas, de l’avis de personnes avisées, innocentes dans le déclenchement de cette tempête politique !

Et malgré cette adversité violente, l’émule de l’ancien Premier ministre congolais, Patrice Emery LUMUMBA, affiche une sérénité à toute épreuve !