Chaleureusement accueilli par les siens de retour d’un voyage médical, l’ancien Premier ministre de la transition, Raymond NDONG SIMA, jurait croix de bois, croix de fer, depuis son lieu de tourisme médical, qu’il s’offrira la tête des acteurs de la société civile auteurs de son lynchage public, sur fond de cabale ourdie, dans l’affaire des déguerpissements sauvages orchrestrés contre les populations des quartiers « Plaine Orety » et « Derrière l’assemblée nationale », à Libreville. Dans des envolées lyriques sur fond de procès en sorcellerie, NDONG SIMA avait été pointé du doigt comme principal instigateur de ce remue-ménage, qui fait plus de trois mille cadres bâtis, réduits en gravats.

« Ma riposte sera sans appel dès mon retour au pays », alertait l’opinion, l’ancien PM, en promettant de s’en remettre à la justice, en vue de rétablir la vérité. Avec ce come-back au pays désormais effectif, Mpaga, Aminata et associés, seront-ils dans les prochains jours convoqués au box des accusés, pour affaire les concernant ?

Pas si sûr ! Car le Mea Culpa du Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, dans lequel il reconnait son entière responsabilité dans le quitus donné, en vue du démarrage de ces hostilités qui font couler assez d’encre et de salive, devrait dégonfler le « Sensei »( NDONG SIMA est ceinture noire de Karaté), et partant, désamorcer toute hypothèse de poursuites judiciaires contre les accusateurs du P.M.

Les leaders de la société civile, dans le viseur de l’ancien Premier ministre, Raymond NDONG SIMA

Toute chose qui a le mérite au passage, d’éviter « le grand déballage  » tant annoncé par le groupe à Mpaga et Aminata, qui menace, en cas d’ouverture de procès, de livrer la « doc » jugée compromettante dans la gestion de ce dossier, sous le magistère de Raymond NDONG SIMA comme Premier ministre. NDONG SIMA qui est soupçonné par la partie défenderesse de gestion « familiale » de ce dossier brûlant, en ayant surfé sur la fibre du népotisme.

Trêve de spéculations ! la responsabilité du « donneur d’ordre » étant désormais connue, plus question de procès visant à l’identifier, à moins de vouloir personnellement se farcir les leaders de la société civile mis en cause .

Plutôt qu’une débauche d’énergie sur un front judiciaire, sans réels enjeux, NDONG SIMA pourrait capitaliser ses forces, en les concentrant pour la réussite de sa convalescence. Une bataille de remise en forme, avec en in fine, un prompt rétablissement, qui vaut son pesant d’or.