A J-, des délais légaux de trois semaines accordées à la commission de l’aménagement, de l’équipement et de la construction de l’Assemblée Nationale gabonaise, saisie aux fins de l’ouverture de ladite enquête à l’initiative de l’honorable député, Lionel ELLA ENGONGA, rien ne transpire jusqu’ici, alors que l’on se rapproche inexorablement du 2 juillet 2025, date butoir. Toute chose qui pourrait nourrir dans l’opinion, un sentiment de fuite en avant des députés de transition ! Question préjudicielle ! à qui profitent ces velléités de placardisation de cette patate chaude ?
Nombreux sont ceux qui se questionnent, si la justice sociale aura raison de la chape de plomb politique qui tente de « noyer le poisson », dans ce dossier très sensible ! Et bien malin qui pourra répondre, quand on sait les difficultés qu’éprouvent les parlementaires de la transition, à se frotter de près ou de loin, à tout texte, susceptible d’écorner, même au nom de l’équilibre des lois, l’image de celui qui les a fait « Roi ». Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui, du haut de son piédestal de faiseur de « Roi » au sein des deux chambres du parlement, use à souhait du levier d’unique detenteur de l’autorité de nomination. Un retour des députés classé « urgent » dans l’opinion, au regard des près de huit mille « déplacés » signalés des suites de ce déguerpissement, qui fait au bas mot, trois mille habitations réduites en gravats !
Dans l’intervalle de ces trois semaines de suspens, la commission de l’aménagement, de l’équipement et de la construction, dirigée par Jeanine TATY KOUMBA, présidente intérimaire de la formation politique, Union Nationale, doit livrer après examen ses avis et suggestions au Président de l’Assemblée Nationale, dont l’obtention du quitus ouvrira la voie à la convocation des députés en plénière, en vue d’accorder ou non l’onction de l’Institution !
Cet appui politique des députés de la transition, visant à apporter lumières et solutions sur ce front social, est très attendu par les victimes de cette déferlante de tractopelles, d’une rare violence, contre maisons d’habitation et autres locaux commerciaux. Une pluie de matériaux de destruction massive, qui laisse sur son passage une étendue de ruines à perte de vue, et d’anciens habitants toujours en quête d’indemnisation ou de relogement !
Très sensible aux préoccupations à portée sociale, l’honorable Lionel ELLA ENGONGA, s’est également invité sur d’autres fronts sociaux, en s’insurgeant notamment contre les prévisions de coupures budgétaires, tant sur le levier d’équilibre sociale qu’est l’administration en charge de la prévoyance sociale, que sur le département en charge de la justice. Deux administrations publiques qui pourraient respectivement être ponctionnées de 1,7 et 3,7 milliards, dans leurs budgets exercice 2025.




