Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a rencontré le mercredi 8 juillet 2026 à Niamey au Niger, ses homologues de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le renforcement du partenariat, notamment aux plans militaire et économique entre la Russie et les trois pays membres de l’organisation : le Mali, le Burkina Faso et le Niger était en toile de fond.
Séjour qui a été ponctué d’un sommet mobilisant les ministres des affaires étrangères de l’A.E.S et leur homologue russe, autour des sujets d’intérêt commun. Deux pôles idéologiques, dont la coopération porte des fruits certains, se félicite l’analyste politique nigérien, Daouda Emile Ouédraogo : « Sur le plan sécuritaire, les pays de l’AES bénéficient de formations militaire, de livraisons d’armes et d’équipements et de partage de renseignements et la coopération contre les groupes djihadistes »
Soulignons que ces dernières années, les autorités militaires de Bamako, Ouagadougou et Niamey se sont considérablement rapprochées de Moscou, au détriment de leurs partenaires occidentaux traditionnels, en particulier la France. La Russie occupe désormais une place croissante dans la stratégie diplomatique des États de l’AES, qui mettent en avant la diversification de leurs partenariats et la préservation de leur souveraineté. Moscou s’est notamment imposée comme un partenaire clé dans le domaine de la sécurité.




