Dans le cadre de leurs démarches en faveur du respect des droits fondamentaux et de la protection de la liberté de la presse, une délégation conjointe du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) et du Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI) a été reçue en audience, le 24 juin 2026, par Bruno Ondo Mintsa, Conseiller technique auprès du ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions.
La délégation du RENAJI était conduite par son président, Aimé Serge BOULINGUI, accompagné de son conseiller, Marc Ulrick Malekou Ma Malekou. Celle du REDHAC était représentée par sa coordinatrice, Jeanne Clarisse DILABA.
Au cours de cette rencontre, les deux organisations ont exposé leurs préoccupations relatives à la détention préventive du journaliste Médard Tounda Youbi, directeur de publication de Youbi Infos Média, incarcéré à la prison centrale de Libreville. Elles ont insisté sur la nécessité de garantir le respect des droits fondamentaux, des garanties judiciaires et de la liberté de la presse, conformément à la Constitution de la Vᵉ République et aux engagements internationaux du Gabon en matière de droits humains.
Après avoir prêté une oreille attentive aux préoccupations soulevées, Bruno Ondo Mintsa a recommandé aux deux organisations de saisir officiellement le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, estimant que cette démarche institutionnelle constituait la voie appropriée pour permettre un examen attentif du dossier.
Le Conseiller technique a également invité les responsables du REDHAC et du RENAJI à privilégier une approche constructive et responsable, fondée sur le dialogue avec les institutions de la République, afin de contribuer à un climat d’apaisement tout en préservant les principes de l’État de droit.
Conformément à cette instruction, le RENAJI et le REDHAC ont adressé un plaidoyer officiel au ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions. Ce document sollicite notamment l’examen d’une mise en liberté provisoire ou de toute autre mesure alternative à la détention de Médard Tounda Youbi, l’accélération de la procédure judiciaire en cours ainsi que l’instauration d’un cadre permanent de dialogue entre les autorités publiques et les organisations de défense des droits humains.
À travers cette initiative, le RENAJI et le REDHAC réaffirment qu’ils n’entendent nullement s’opposer aux institutions de la République. Leur démarche s’inscrit dans une logique de coopération avec les pouvoirs publics afin de promouvoir le respect des libertés fondamentales, de renforcer la confiance entre les acteurs institutionnels et la société civile, et de consolider l’État de droit dans le Gabon de la Vᵉ République.
Les deux organisations espèrent que cette saisine officielle contribuera à une issue favorable permettant au journaliste Médard Tounda Youbi de recouvrer sa liberté, dans le strict respect de la justice, des droits de la défense et des principes consacrés par la Constitution gabonaise.
Source :RENAJI.




