Remettre sur la table le souvenir noir du 30 août 2016, jour du massacre à l’arme lourde des populations civiles gabonaises, par des militaires et des barbouzes à la solde du régime d’Ali BONGO, dans la foulée de la proclamation de faux résultats de la présidentielle de la même année, enjeux de la commémoration de ces 10 ans, prévues ce 30 août 2026 à Libreville, à l’initiative de l’association Réconciliation d’Aïcha Claudine TSOUMBOU, rescapée de ce carnage d’une violence inouïe. Aïcha, qui est plus reconnue sous l’appelation de l’infirmière du Q. G.

Au coeur des attentes de la population gabonaise qui peine à exorciser cette page sombre: la situation de l’indemnisation des victimes, le sort judiciaire d’Ali BONGO et des apparatchiks de son régime, dont les mains sont trempées du sang innocent des gabonais. Autre patate chaude, la lumière sur la complicité institutionnelle de la Cour constitutionnelle de Marie Madeleine MBOURANTSOUO et la Commission électorale nationale autonome et permanente, Cenap, de René ABOGHE ELLA, ainsi que le rôle obscure également joué par ses poursuivants criminels à la tête de l’institution en charge des élections, à l’image du tristement célèbre, Michel Stéphane BONDA. Tous, bénéficiant curieusement de parapluies judiciaires et de promotions politoco-administratives, en guise de pied-de-nez à leurs nombreuses victimes, laissées sur le carreau.

Face à ce mastodonte de faussaires et criminels politiques, jusqu’où ira l’association Réconciliation ? Dans tous les cas, les gabonais crient justice et attendent de pied ferme, la manifestation de la vérité. Un jour du souvenir, qui devrait être mis à contribution pour questionner l’aptitude du régime d’Oligui Nguema à aller jusqu’au bout !

Les soupçons de continuité du régime Bongo-PDG à travers le clan Oligui-UDB, laisse planer le scepticisme au sein d’une partie de l’opinion, qui doute à haute voix, de la marge de manoeuvre suffisante dont bénéficie Oligui Nguema, pour prétendre « renverser la marmite ». Ce doute sur les réelles capacités des autorités actuelles à briser le plafond de verre, laisse planer les craintes à venir d’une opération de cosmétique politique.

Témoignages des rescapés et des parents victimes, éclairage sur les potentielles avancées à mettre à l’actif du gouvernement, Café-litteraire sur fond d’échanges interactifs et hommages aux martyrs, sont au coeur du calendrier en cours de confection.

D’ici à la levée du voile sur le contenu de ces festivités en préparation, les gabonais maintes fois échaudés par les pratiques « démocraticides » du clan Bongo et affidés, retiennent leur soufle !




Assistant Edu Gabon