« AGROPAD est en train de mourrir, et c’est possible que « j’enlève mon corps », pour ne pas être complice de la banqueroute programmée », alerte d’un ton ferme et direct, le président du conseil d’administration de cet instrument strategique de souveraineté alimentaire pour le Gabon, et par ailleurs, ancien Premier ministre, Raymond NDONG SIMA, qui dit déplorer un pilotage à vue, doublé d’une curieuse ostracisation des sexagénaires (60/69ans) par un groupuscule de quinquagenaires (50/59 ans) propulsé à la direction générale de cette administration publique. C’est dommage ! s’indigne la victime de ce type de management, motivé selon lui, par un conflit inutile de générations.

Ce refus catégorique émanant des personnes de plus de 50 ans, de travailler en bonne intelligence avec les plus de 60 ans, au prétexte de leur classement au rang des has-been, heurte frontalement NDONG SIMA : « Je tiens à souligner que l’ONU majore l’âge de la jeunesse à 25 ans, contre 35 pour l’Union africaine » fin de citation. L’ancien Premier ministre est davantage outré, par le passage en perte et profit de son capital expérience dans la gestion de la chose publique, et par ce qu’il dénonce comme la mise sous l’éteignoir des compétences dont il dispose.

Signe des temps, malgré la surcharge de travail, notamment ponctué par trois conseils d’administration organisés en deux mois, la matérialisation des conclusions issues de ces séances de mutualisation d’intelligences, est vraisemblablement mise sous le coude, avec pour coupable parfait désigné, un directeur général qui s’en tape :  » Il n’en fait qu’à sa tête », peste l’ancien P. M.

Jeté aux orties, Raymond NDONG SIMA choisit de faire contre mauvaise fortune bon coeur, en meublant désormais l’essentiel de son temps au village, dans son corps de garde, très loin des salons feutrés de l’administration auprès de laquelle il a été nommé Président du conseil d’administration, et dont l’ambiance de travail est pourrie par des égos surdimensionnés.

 




Assistant Edu Gabon