C’est en enfant prodigue, contrit, repentant et débarrasssé de toute approche vindicative, que Wilfried OKOUMBA, vraisemblablement de retour au pays à la suite de son extradition de France, pour défaut de mise à jour administrative (défaut de documents en cours de validité), s’est fendu d’une déclaration inhabituelle et au parfum conciliant, en présentant ses plates excuses et son pardon solennel à tous ses compatriotes victimes de ses écarts de conduite, ventillés dans des sorties inflammatoires, pondues du temps de son séjour en France.
Pour Wilfried OKOUMBA, l’euphorie n’est pas bonne conseillère : » Je demande pardon à toutes les personnes que mes propos ont choqué. Souvent on est excessif devant nos téléphones android, j’étais emporté dans l’euphorie du combat », fin de citation.
Certes ces excuses publiques n’éffacent, ni le préjudice subi, encore moins les coups portés à la dynamique du vivre-ensemble, mais elles pourraient bien mériter notre attention, à bien des égards. Une demande publique de pardon, dont le retour pourrait servir de test grandeur nature, face aux appels au retour au bercail, prêchés à tour de bras en direction de nombreux autres activistes, en rupture de ban avec le pouvoir, en raison fondamentalement de divergences idéologiques.
Des cas manifeste de pardon à des anciens activistes de la diaspora, naguère Bongo et Oligui incompatibles, du temps de leurs anciennes vies, sous la houle de « l’euphorie du combat », pourraient motiver l’élan d’apaisement sollicité à cors et à cris par ce dignitaire de la principauté d’Andjogo.
Comme quoi, la potence, par tous les moyens, n’est pas toujours l’unique mode de règlement de conflit, dans une république en quête de réconciliation et d’union sacrée.




